Le Liban

« la terre est ma patrie et l’humanité, ma famille »

poète libanais Khalil Gibran

Le Liban, c’est plus de 7000 ans d’Histoire. « Terre de lait et de miel » dans la Bible. La gastronomie libanaise est légendaire, comme son climat.
Mer ou cimes enneigées, montagnes arides ou verdoyantes jusqu’aux plaines fertiles de vergers et vignobles ; c’est bien toute la richesse et la diversité de ce paysage qui se décline dans la gastronomie libanaise.
Les apports culturels des différentes civilisations qui ont marqué le Liban rejaillissent aussi dans cette cuisine magique.

Au Liban, il y a 5000 ans naît Byblos, ville de pierre la plus ancienne au monde.

En 1200 av. J-C les phéniciens fondent l’une des plus grandes civilisations autour du bassin méditerranéen.

On retrouve des centaines de mosaïques romaines et byzantines à travers tout le pays; C’est le symbole du Liban d’aujourd’hui : une mosaïque de cultures, de traditions et de religions issue de croisement des civilisations asiatiques, européennes, et d’Afrique du Nord.

Des sites archéologiques et monuments historiques ont stigmatisé cet enrichissement de différentes civilisations.

La préhistoire

Il y a presque 7000 ans de cela. Le voyage à travers l’histoire commence à Byblos où les archéologues découvrent les premiers signes de vie au Liban.

Les phéniciens (3500-334 av-J-C)

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Appelés ainsi par les grecs, d’après le nom des textiles pourpres et luxueux qu’ils commercialisaient et exportaient. Les peuples ont installé de grandes colonies maritimes, commerciales et religieuses dans plusieurs villes côtières : Byblos précitée, Saida, Tyr et Beyrouth,
Byblos était un centre religieux important et une base de commerce qui entretenait des relations étroites avec les pharaons d’Egypte. On y trouve des vestiges de murailles fortifiées aux portes de la ville, des temples et tombes souterraines du roi de Byblos.

Saida (Sidon) était un centre de commerce puissant entre le 12e et le 10e s. avant J-C ; on y trouve le temple phénicien d’Echmoun.

Tyr prend le relais de Saida comme pôle commercial puissant sous le règne du roi Hiram. A cette époque, l’expansion phénicienne s’étend jusqu’à la Sicile et l‘Afrique du Nord. La méditerranée s’appelait alors la mer Tyrienne.

Les grecs

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En 333 av. J-C les grandes villes du Liban sont hellénisées. Un remarquable site grec à Tyr est témoin du passage d’Alexandre le Grand. Une chaussée construite à partir des vestiges des villes côtières détruites a permis à celui ci de conquérir les Tyriens ; encore aujourd’hui visible, ce site s’appelle le « quartier des sables ».

Les romains

En 64 av. J.C jusqu’en 399 ap. J.C. C’est une époque de prospérité des grandes villes côtières. Saida, Tyr, et Beyrouth exportaient du vin, des fruits, des parfums, bijoux et bois de cèdre vers Rome. C’était aussi le carrefour des échanges des produits importés d’Inde, Perse, Syrie, et le temps du développement de l’industrie de la soie, du verre, des textiles teints et poteries.
Temples, châteaux, routes pavées furent édifiés à cette époque. On trouve d’importants sites romains dans la ville de Tyr et de Baalbeck . Le nom de cette dernière sous l’époque romaine signifiait « Soleil, brille de tout son éclat ».
A Byblos, on trouve notamment les ruines d’un théâtre romain, des colonnes alignées le long de la route principale, et enfin une fontaine publique monumentale. (le nymphéa romain) .
Dans le centre commercial de Beyrouth, on peut voir aujourd’hui les vestiges d’immenses thermes et marchés romains ainsi que des colonnes de grands édifices.

Les byzantins (De 399 à 636 ap. J-C)

Commence avec la scission de l’empire romain en deux : l’est, avec pour capitale Constantinople, et l’ouest avec Rome à sa tête. L’empire Byzantin prospère, alors que l’empire romain décline. L’Eglise maronite naît, en contestation des abus et corruptions de l’Eglise catholique, et se réfugie dans les montagnes de la vallée de la Qadisha. A l’heure actuelle, on peut voir à Baalbeck les vestiges d’une basilique byzantine construite par l’empereur Théodose.

A Tyr, le site archéologique de Al Mina dévoile de belles mosaïques byzantines.

Au site de Al Bass on retrouve les vestiges d’une église byzantine et sa nécropole.

Les arabes (660 à 1258 ap. J.C)

La conquête des arabes musulmans : la dynastie des Omeyades prospéra pendant un siècle. Les califes Omeyades bâtirent un grand empire et furent réputés pour leur gouvernance, l’urbanisme des villes et le mécénat des arts et architectures islamiques. Ils furent renversés par les Abassides en 750 qui dominèrent par un contrôle strict du Liban. Sous le règne des arabes, beaucoup de minorités ethniques et religieuses furent accueillies, mais peu de vestiges restent de cette époque. On note surtout les vestiges de la ville d’Aanjar datant du 8e siècle, ville commerciale alors importante, qui abrite les ruines de pas moins de 600 petites boutiques, des boulevards longés de colonnes, des thermes et temples…

Les mamelouks et ottomans (13e siècle)

Les mamelouks dominent le Liban, la Syrie et l’Egypte ; ils sont relayés par les turcs ottomans du 16e siècle à la première guerre mondiale.

Tous ces apports de civilisations diverses ont enrichi la cuisine libanaise aux saveurs méditerranéennes. Elle demeure une référence incontournable de l’univers gastronomique mondial.